Cancers, allergies, infertilité et si notre alimentation était coupable?


35% des cancers sont dus à notre alimentation. Ce sont les chiffres avancés par l’Institut National du Cancer1.
Même si le lien entre l’alimentation et le cancer est encore mal défini, il est évident que nous devons nous interroger sur la qualité des aliments que nous mangeons. En effet, plusieurs éléments montrent que notre alimentation est loin d’être sans dangers.
Or, une des missions de l’association OBJECTIF BIO 2007 consiste à sensibiliser les pouvoirs publics et la population aux effets de notre alimentation sur notre santé.
Les analyses effectuées par la DGCCRF pour la Commission européenne révèlent que près de 53% des fruits, légumes et céréales consommés en France, en 2002, contenaient des résidus de pesticides, dont plus de 8,9% à des doses supérieures aux limites européennes maximales de résidus admises2.
Ensuite, le WWF3 a analysé le sang de 14 ministres européens et y a retrouvé de 33 à 43 produits chimiques, dont des pesticides OrganoChlorés. Une autre étude a été menée par le WWF : sur 78 produits chimiques testés chez 155 adultes volontaires, 70 produits (soit 90% des produits recherchés) ont été retrouvés, qu’il s’agisse de pesticides OrganoChlorés, de PCB ou de PBDE ; tous les sujets testés étant contaminés par un nombre variable de ces polluants à des taux élevés.

Or, consommés régulièrement à petites doses, les produits chimiques s’accumulent dans l’organisme et peuvent avoir des effets CMR (cancérigènes, mutagènes, reprotoxiques), allergisants, neurotoxiques, altérant notamment la fertilité masculine (diminution importante de la concentration du sperme en spermatozoïdes, dans les pays industrialisés, depuis la seconde Guerre Mondiale4;5. Dans notre organisme, ces produits chimiques ont probablement des effets cumulés et synergiques (c’est « l’effet cocktail »), néanmoins très peu d’études sont menées sur le sujet.

Nous sommes donc face à un réel problème de santé publique dont l’un des principaux responsables est le système de production agricole et de transformation de notre alimentation. En effet, nous subissons chaque jour dans notre assiette les effets des produits chimiques, qui interviennent à chaque étape de ce système.

Ainsi, dans le secteur agricole, le sol et les plantes sont « abreuvés » d’engrais et de pesticides de synthèse afin d’obtenir des rendements toujours supérieurs. Les animaux d’élevage, herbivores et carnivores, sont élevés dans des conditions de promiscuité et en nombres tels qu’ils doivent être systématiquement et préventivement soignés par des médicaments allopathiques. Quand on n’ajoute pas à leur alimentation des antibiotiques accélérant leur croissance et augmentant leur poids.

Ensuite, au stade industriel, les produits alimentaires sont transformés avec toute une panoplie de produits chimiques et additionnés de colorants, conservateurs et arômes de synthèse. On y ajoute maintenant des compléments alimentaires, également de synthèse, dont l’effet négatif sur la santé commence à être dénoncé. De plus, l’ionisation des aliments tend à se développer.

Pour aller au bout de notre raisonnement, nous devons aborder la question de la pauvreté nutritionnelle des fruits et légumes qui poussent sur une terre appauvrie et sont cueillis avant maturité pour résister au transport6.

Par ailleurs les facilités de la grande distribution nous font croire qu’il est anodin de manger des fruits et légumes hors saison comme, par exemple, manger des fraises en plein hiver. Or, ces facilités ont un coût ; le transport de ces aliments qui viennent de loin ; que nous subventionnons avec nos impôts, qui participe grandement à la pollution (cf. : Alimentation et Environnement) et qui est donc un facteur important de la dégradation de notre santé.

Les agriculteurs ne constituent plus qu’un simple maillon de cette longue chaîne de production dans laquelle l’industrie agro- alimentaire prédomine.

L’agriculture biologique, définie comme celle « n’utilisant pas de produits chimiques de synthèse »7,apporte une solution cohérente en terme de santé aux problèmes soulevés par l’utilisation de ces produits. Elle impose le respect de la vie des sols et de la biodiversité, et entraîne une meilleure qualité nutritionnelle des aliments (respect des saisons et du cycle naturel des végétaux, choix d’un programme de rotation adapté, préparation du sol avant semis…).

L’association OBJECTIF BIO 2007 propose une alternative concrète aux problèmes suscités par notre modèle alimentaire, en soutenant une alimentation et un mode de production biologiques (définition IFOAM) ; et en réfléchissant aux impacts de l’alimentation issue de l’agriculture conventionnelle sur la santé et aux bénéfices des aliments biologiques pour la santé ; ainsi qu’au nécessaire prolongement de sa proposition jusqu’aux pratiques de l’industrie agroalimentaire.

Pesticides : cancers, allergies, perturbations immunologiques, neurologiques et hormonales
Plusieurs études, relayées par l’Organisation Mondiale de la Santé8, démontrent un lien de cause à effet entre l’exposition à long terme aux pesticides et de nombreuses maladies. Les pesticides sont des promoteurs (perturbateurs endocriniens), certains sont génotoxiques (mutagènes).
Nos enfants sont les premiers touchés : croissance et développement anormaux, malformations congénitales, perturbations du système endocrinien (infertilité), altérations dans le développement du système nerveux pouvant affecter les capacités intellectuelles et causer des anomalies du comportement, cancers (leucémie, en augmentation chez l’enfant, sarcome, lymphome et tumeurs cérébrales), affaiblissement du système immunitaire augmentant ainsi les risques de contracter des maladies infectieuses, etc. … 7% des enfants souffrent d’allergies alimentaires9.
Avant même leur venue au monde, les pesticides traversent la barrière placentaire et contaminent le fœtus. Les nourrissons sont ensuite contaminés par le lait de leur mère qui concentre de fortes doses de pesticides10, dont le DDT 20 ans après son interdiction.

 L’agriculture biologique n’utilise pas de pesticides de synthèse :
•  Elle cultive des variétés naturellement résistantes aux parasites et maladies (variétés rustiques),
•  Elle innove quant aux techniques de désherbage qu’elle met en œuvre (faux semis, désherbage mécanique, rotations…),
•  Elle lutte contre les parasites et maladies des plantes grâce à leurs ennemis naturels dont la présence sur l’exploitation est favorisée par la préservation des nids, l’entretien de haies et de plantes relais et grâce au fait qu’elle préserve le système immunitaire des plantes et des animaux.
L’agriculture biologique souffre cependant de la pollution car les pesticides se dégradent très lentement et restent donc présents dans les sols durant des périodes très longues. De plus l’eau et l’air véhiculent les produits chimiques, rendant aléatoire l’absence totale de traces de la chimie de synthèse où que l’on cultive.
Une étude réalisée par des chercheurs de l’Université de Washington en 2002 montre le lien entre alimentation et contamination par des substances chimiques : les enfants dont l’alimentation est essentiellement biologique sont moins exposés aux pesticides que les enfants dont l’alimentation est conventionnelle : on retrouve 6 à 9 fois moins de résidus de pesticides dans l’urine des enfants nourris avec du « bio » que dans celle des enfants nourris avec du « non-bio »11.

Engrais de synthèse : cancers
Les engrais constituent un sujet d’inquiétude majeur, car 90% des nitrates qu’ils contiennent ne sont pas fixés par les plantes et se dispersent dans les sols et nappes phréatiques. L’eau de boisson, mais aussi l’eau d’arrosage des cultures et d’abreuvage des animaux d’élevage, est  donc contaminée.
Or les nitrates deviennent cancérigènes après avoir été transformés en nitrites, nitrosamines et nitrosamides par une bactérie résidant naturellement dans notre estomac12.
Par ailleurs, leur production repose sur une consommation massive d’énergie fossile (pétrole, nucléaire…) qui augmente encore l’effet de serre et la pollution.
L’agriculture biologique n’utilise pas d’engrais de synthèse et développe des pratiques innovantes en matière de fertilisation (engrais verts, cultures dérobées, compost).

Semences industrielles : une alimentation déséquilibrée et toxique
Toutes les semences proposées sur le marché ont été sélectionnées pour ne pousser qu’à grand renfort d’engrais chimiques et de pesticides. Limitées à quelques variétés de moins d’une trentaine d’espèces, elles provoquent une formidable érosion de la biodiversité.
Au delà des résidus toxiques, le recours massifs aux engrais et aux pesticides produit des plantes trop riches en protéines de mauvaises qualités et carencées en oligoéléments et antioxydants indispensables à notre santé. Notre organisme a besoin de disposer d’une grande diversité de fibres, oligoéléments et antioxydants. Il ne peut trouver cette diversité que dans une alimentation diversifiée, provenant de cultures elles aussi très diversifiées et non dans les plantes issues des semences industrielles.
Malgré les restrictions réglementaires, l’agriculture biologique utilise la diversité des semences paysannes, sélectionnées dans les champs des paysans, avec les paysans, adaptées à la diversité des terroirs et de nos besoins nutritionnels. Les OGM ne sont qu’une marche de plus vers cette utilisation forcée des pesticides et cette disparition de toute biodiversité.

Organismes Génétiquement Modifiés : allergies, résistance aux antibiotiques aggravée des chaînes alimentaires par les pesticides …
Les scientifiques soupçonnent certains OGM d’avoir des effets néfastes à long terme sur la santé humaine.
La sécurité sanitaire des aliments est dors et déjà mise en cause par l’ingestion de pesticides par le consommateur : les herbicides ou insecticides sont synthétisés en grande quantité par les plantes OGM, puisque la plante manipulée sécrète elle-même un insecticide et/ou peut tolérer un herbicide et le concentrer davantage. Ces pesticides se retrouvent donc dans notre alimentation et celle des animaux d’élevage dont nous consommons la viande.

Cette synthèse effectuée par les OGM ayant lieu de façon continue à petite dose, induit des résistances chez les insectes et les plantes, ce qui conduit à ajouter herbicides et insecticides par épandage externe en plus grande quantité. On obtient donc l’effet inverse de celui recherché, puisqu’un des arguments retenus en faveur des OGM est la réduction de l’utilisation des pesticides.
Or, les herbicides associés aux OGM, tels que le glyphosate (Round Up), sont neurotoxiques, mutagènes, et causent des problèmes de reproduction sur le long terme. Ces risques ont été mis en évidence par le CRII-GEN13.

En outre, il existe des risques infectieux liés aux OGM : les trans-gènes codant des résistances à des antibiotiques utilisés très couramment en médecine humaine, comme l’ampicilline, ont déjà causé des morts par infections résistantes dues à dissémination de gènes de résistance aux antibiotiques14. Pourtant les OGM contenant des gènes de résistance aux antibiotiques n’ont pas été immédiatement retirés des catalogues officiels15.

Les OGM auraient par ailleurs des effets allergisants. Déjà, en 1996, des chercheurs ont fabriqué du soja transgénique en y ajoutant des morceaux d’ADN de noix du Brésil. Puis ils l’ont fait consommer à des personnes allergiques à cette graine. L’allergie provoquée a été plus importante avec le soja génétiquement modifié qu’avec les noix du Brésil seules16. Ce soja n’a jamais été commercialisé, mais le potentiel allergénique de tous les OGM n’est pas systématiquement testé et les personnes allergiques risquent d’avoir de plus en plus de mal à choisir leur nourriture.
Pourtant, les OGM contenant des gènes de résistance aux antibiotiques n’ont pas été immédiatement retirés des catalogues officiels, alors que ces gènes peuvent s’intégrer à des bactéries pathogènes du tube digestif des animaux et les rendre résistantes17.

L’agriculture biologique n’utilise pas de semences OGM. Le logo AB est le seul à assurer une traçabilité impliquant que l’animal à été nourri avec une alimentation dépourvue d’OGM. Pourtant, la culture expérimentale en champ d’OGM et surtout la culture commerciale de plantes génétiquement modifiées et leur mise sur le marché compromettent la pureté des aliments issus de l’agriculture biologique. Il est, par conséquent, nécessaire que la question de la coexistence des cultures et des filières soit traitée avec le plus grand sérieux par les pouvoirs publics. Même le Centre Commun de Recherche de l’Union Européenne estime difficile, voire impossible cette coexistence18.

Élevage intensif : risques épidémiques émergeants, résistance aux antibiotiques, pollution par les nitrates …
Les animaux d’élevage sont nourris avec une alimentation industrielle provoquant chez l’homme des effets néfastes sur sa santé. La crise de la vache folle a révélé que les ruminants étaient nourris avec des farines de viandes et d’os (FVO). Or, les scientifiques européens se sont aperçus que ces farines étaient un facteur de transmission du prion, source de l’EST (Encéphalopathie Spongiforme Transmissible) chez les bovins, à l’Homme, voire à d’autres espèces animales (le passage aux caprins est désormais confirmé).
Aujourd’hui, 157 personnes sont décédées pour avoir consommé des produits animaux infectés, 7 en mourront probablement dans les prochains mois, et on ne sait toujours pas combien de décès on peut attendre, le temps de latence entre l’ingestion du prion et la survenue de la maladie restant inconnu.

On constate, en outre, une utilisation dangereuse des antibiotiques ajoutés, comme facteurs de croissance, à l’alimentation des animaux. Elle concerne en France, la grande majorité des porcs, dindons et veaux ; environ les 2/3 des poulets et 1/3 des bovins à viandes19. Dès la fin des années 60, les dangers potentiels pour la santé (sélection chez les animaux de bactéries résistantes qui passeraient chez l’homme, notamment par la chaîne alimentaire) associés à l’augmentation des résistances dans les élevages intensifs, sont mis en évidence (rapport du Comité Swan-UK). Les germes sont de plus en plus résistants aux traitements habituels et, de plus, de nouveaux  germes pathogènes apparaissent par mutations génétiques en réaction à cette maltraitance de l’animal et de l’environnement : c’est le phénomène des maladies dites « émergeantes », aussi bien pour l’homme que pour l’animal et parfois pour les deux à la fois. Globalement, ce risque infectieux représenté par les élevages intensifs a été dénoncé par l’OMS dans son rapport de 1996 sur l’état de la santé dans le monde.

Le risque infectieux provient aussi des conditions concentrationnaires, aberrantes, d’élevage. Les gros élevages hors sols, en concentrant des quantités énormes d’animaux de même espèce dans des bâtiments artificiels, concentrent en même temps tous les microbes qui les accompagnent et créent d’immenses « fermenteurs microbiologiques incontrôlés » qui sélectionnent régulièrement de nouveaux microbes ou virus pathogènes pour l’homme. La coexistence d’élevages intensifs aviaires et porcins est dénoncée par les spécialistes virologues de la grippe comme un facteur de risque majeur pouvant faciliter l’émergence d’une pandémie grippale très virulente pour l’homme : malgré ces mises en garde mettant en cause les conditions d’élevage, le système productiviste perdure ! Ces véritables bombes sanitaires disséminées dans nos campagnes finissent toujours, malgré les précautions prises, par laisser échapper quelques uns de ces nouveaux mutants pathogènes. Pour information, ces conditions d’élevage et leurs conséquences sanitaires sont comparables pour les piscicultures intensives…

L’agriculture biologique propose une solution pour prévenir les risques relatifs à la consommation de viandes, de produits d’origine carnée et de poissons . Les animaux sont nourris à plus de 90% avec des aliments biologiques, ont accès à des parcours de plein air et disposent d’un confort satisfaisant. Ils sont soignés en priorité à l’aide de thérapeutiques douces.

Ionisation des aliments20
L’ionisation des aliments, qui n’est autre qu’une irradiation, est le traitement de ceux-ci avec des doses de radiations ionisantes, plus ou moins fortes selon l’effet recherché, afin d’en retarder le mûrissement et/ou de tuer les bactéries responsables du pourrissement, ainsi que rendre stériles ou tuer les insectes.
Cette technique a pour principale raison d’être l’allongement de la durée de conservation des aliments pour le stockage, ce qui permet une plus grande délocalisation de la production des aliments à des coûts toujours plus bas.

Aujourd’hui, l’ionisation des aliments est autorisée en Europe pour les herbes aromatiques séchées, les épices et les condiments végétaux. La France autorise en plus l’ionisation de 16 autres aliments (légumes secs et fruits secs, certaines viandes…).

Si l’ionisation donne une belle apparence aux aliments, elle en appauvrie beaucoup la valeur nutritionnelle en détruisant leurs vitamines et ceci contrairement aux affirmations de l’Organisation Mondiale de la Santé20. D’autre part, les réactions chimiques sont imprévisibles dans des systèmes aussi complexes que des organismes biologiques. Ainsi, l’ionisation peut faire apparaître dans l’aliment traité des cyclobutanones, reconnus comme cause de dommages cellulaires et génétiques chez l’Homme, ainsi que des radicaux libres, du benzène, du toluène, tous connus pour favoriser l’apparition de cancers, de maladies cardiovasculaires… Enfin, l’ionisation pouvant modifier le patrimoine génétique des bactéries et champignons, ceux-ci peuvent muter, créant  un risque de nouvelles pathologies.
Enfin, l’ionisation est dangereuse pour les personnes travaillant sur les sites industriels, ainsi que pour l’environnement (risques liés au transport et à l’utilisation de substances radioactives dans les centrales d’irradiation des aliments).

Néanmoins, l’industrie agroalimentaire et l’Organisation Mondiale de la Santé persiste à nier la dangerosité du procédé.
Or, « des aliments produits dans de bonnes conditions sanitaires et commercialisés dans des délais raisonnables n’ont pas besoin d’être irradiés »22. L’agriculture biologique n’utilise pas ce mode de conservation des aliments. D’autre part, l’agriculture biologique telle que défendue par OBJECTIF BIO 2007, défend une politique de production locale des denrées alimentaires et de consommation liée aux saisons qui évite les nécessités de stockage.

Additifs, compléments alimentaires et arômes : allergies, cancer, troubles neurologiques…
La consommation croissante de produits transformés rend l’ingestion d’additifs alimentaires très fréquente. Les additifs les plus utilisés sont les colorants, les conservateurs antiseptiques, les conservateurs antioxydants, les agents de texture (gélifiants, émulsifiants, épaississants), les arômes et édulcorants et les gélatines.

357 additifs alimentaires sont aujourd’hui autorisés en Europe. Cette sophistication de notre alimentation n’est-elle pas nocive pour le corps humain ? Que savons-nous des produits chimiques que nous ajoutons depuis une cinquantaine d’années à notre nourriture ?
Le Docteur Blaylock publie, en 1998, un article impliquant l’aspartame dans de nombreux troubles neurologiques (migraine et maladies telles que Alzheimer et Parkinson). Or, l’aspartame est toujours autorisé en France.

De même, les additifs seraient la cause d’un nombre grandissant d’allergies alimentaires. Des réactions au sulfite ont été observées. Elles se manifestent essentiellement par de l’asthme mais aussi par des nausées, des douleurs abdominales, voire des réactions anaphylactiques. La dose nécessaire au développement de symptômes d’intolérance peut être de quelques milligrammes23. Les nitrates utilisés comme conservateurs dans les charcuteries peuvent se transformer en nitrites, nitrosamines et nitrosamides, avec les conséquences décrites plus hauts.

Les colorants azoïques sont mutagènes.
En outre, 3000 arômes sont introduits librement dans nos aliments car ils ne nécessitent pas d’autorisation. Ils ne font pas non plus l’objet d’une obligation d’étiquetage. Aucune étude toxicologique sérieuse n’est faite à leur propos.

Concernant les compléments alimentaires de synthèse, la DGCCRF, dans une étude réalisée en 2002, révèle que, sur les 4000 échantillons analysés, 60 % d’entre eux ne sont pas conformes à la législation en vigueur. Les infractions relevées concernent le plus souvent l’adjonction de substances non autorisées mais aussi les allégations faites sur les produits. En effet, les messages publicitaires faisant le lien entre les composants de ces compléments alimentaires et la santé ne font pas l’objet de vérifications avant la mise sur le marché des produits. Or, le fondement scientifique de ces allégations a été vérifié par la DGCCRF qui a constaté l’absence, dans beaucoup de cas, de réelles preuves scientifiques de leur efficacité24.
Encore une fois l’agriculture biologique apporte une réponse, car elle n’a pas recourt aux additifs et aux arômes de synthèse. Elle propose une alimentation riche en nutriments, vitamines et minéraux, car ses productions en sont naturellement riches et la transformation « biologique » ne diminue pas les valeurs nutritives des produits de base.

L’agriculture biologique sera t’elle en mesure de nourrir toute notre population ?
Jean-Marc Jancovici25 donne une réponse positive à cette question :  » Dès que l’on regarde un peu la répartition des surfaces agricoles, on constate rapidement qu’en fait cette question est étroitement imbriquée dans la suivante : quelle quantité de viande voulons-nous manger, indépendamment de la qualité de cette dernière ?(…) Entre 65 et 70% de la surface agricole est (…) consacrée à l’alimentation des animaux. On constate également que les cultures légumières et fruitières (c’est-à-dire tous nos fruits et légumes, vigne et pommes de terre exceptées) représentent seulement 2% des surfaces agricoles. Une bonne partie de la nécessité d’une agriculture intensive tient donc à notre souhait de manger beaucoup de viande à bas prix. L’abondance de laitages (et donc de glaces, pâtisseries, gâteaux…) est partiellement liée à un système produisant de la viande en abondance bien sûr.(…) Dès lors que nous accepterions de manger moins de viande, il deviendrait envisageable de tout manger bio, une perte de rendement de 50% de l’agriculture dans son ensemble étant alors parfaitement acceptable ».

Les systèmes agro-écologiques qui pratiquent les cultures associées, l’agroforesterie et la complémentarité culture-élevage sont tous plus productifs à l’hectare que les mono-culture industrielles. Ils nécessitent plus de main d’œuvre et moins de consommation d’énergie fossile (carburant pour les machines et engrais chimiques). Or, si quelque chose devient rare aujourd’hui sur notre planète, ce sont bien les énergies fossiles et non la main d’œuvre. Un immense réservoir de main d’œuvre inemployée est aujourd’hui constitué de paysans qui ont faim parce que les monocultures industrielles se sont emparées des terres26.

L’agriculture biologique apporte une solution aux problèmes de santé liés à notre système alimentaire. Elle permet de reconquérir une véritable autosuffisance sur le plan alimentaire.

Source: http://www.bio-dynamie.org/actualites-petitions/cancers-allergies.htm

Voir aussi

Les produits toxiques pour l’environnement doublent le risque de lymphome non hodgkinien, selon une étude
http://www.cancer.ca/canada-wide/cancer%20research/research%20news/environmental%20toxins%20double%20risk%20of%20non-hodgkin%20lymphoma%20%20study%20finds.aspx?sc_lang=fr-ca

Agriculteurs et cancer, le risque des pesticides.
http://www.meditationfrance.com/dossiers/cancer.htm

par Sortir du Chaos et de l'illusion

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